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Baselworld 2017: Emile Chouriet, alors on danse!

Ancrée en terres genevoises où elle plonge ses racines historiques, voici que la marque Emile Chouriet se surprend à rêver de ballets aériens. Rencontre express sur fond d’esquisse d’un pas de danse…

Par Joel Grandjean
Rédacteur en Chef

Il était une fois une orpheline bretonne qui rêvait de devenir danseuse étoile à l’Opéra de Paris. Ça c’est pour le dessin animé qui fleurissait encore sur les écrans de cinéma il y a peu. Pour le reste, il est une marque au nom très français qui, bien que se revendiquant de Genève, devient partenaire du Prix de Lausanne, prestigieux concours réservé aux danseurs classiques. Rideau!

Portrait de Emile Chouriet

Trois mots clefs sur demi-pointes

Genève, le premier mot. En 1685, un certain Emile Chouriet ouvrait son atelier d’horlogerie à Genève. Il s’illustrait alors par sa maîtrise pour la décoration des montres de poche, des arts du guillochage, de l’émaillage, du sertissage et de l’emplois d’ors de différentes couleurs. Sophie Depery, Directrice Marketing et artistique d’Emile Chouriet, fille du fondateur, n’hésite pas. «Nous sommes avant tout une manufacture genevoise car géographiquement implantée dans le canton de Genève mais également parce que Jean Depéry, le fondateur de la marque, est originaire de la région. Cette dimension genevoise se ressent dans le design de nos montres: culture, patrimoine architectural et paysages uniques.» 

Manufacture Emile Chouriet

Design, le deuxième mot est lâché. Les modèles Emile Chouriet, des montres mécaniques la plupart du temps, «s’appuient sur une recherche créative menée par nos designers à l’interne tout au long de l’année. Leur objectif? Concevoir des montres classiques et sobres, élégantes et intemporelles, agrémentées toutefois de détails qui les rendent uniques, parfaitement dans l’air du temps.» rappelle Sophie Depery. Quant au troisième mot, un groupe nominal cette fois, il incarne cette enseigne. Il s’agit de ‘positionnement prix’: «Il faut compter environ 1'000.00 francs suisses pour acquérir une Emile Chouriet.» 

Emile Chouriet Fair Lady Ballerina

Fair Lady Ballerina, la dernière-née

La collection Fair Lady naît en 2014. «Nous avions envie de réinterpréter la fleur de lotus et toute sa symbolique qui implique la renaissance, la pureté et la beauté mais aussi la ténacité car elle arrive à déjouer les obstacles que représente la vase, par exemple, pour déployer sa corolle délicate au fil de l’eau. La fleur de lotus représente également la réalisation d’un rêve. C’est une dimension lyrique importante pour nous.» précise mon interlocutrice.

Emile Chouriet Fair Lady Ballerina

Qui enchaîne immédiatement sur la nouveauté 2017. Elle a été baptisée Fair Lady Ballerina – ça y est, nous y sommes –, elle est en acier, mesure soit 22 soit 29 mm de diamètre, est étanche à 30 mètres et se voudrait à l’image la danse, cet art si comparable à l’horlogerie, faite de renoncements, d’abnégation, de persévérance et de grâce ultime. 

Mouvement Emile Chouriet

Pourquoi pas, la marque est bien décidée à fouler le parquet de l’horlogerie mondiale, en demi-pointes, ou plutôt en demi-teinte dirons-nous par les temps qui courent. Concentrée, minutieuse et patiente, à l’image de ces horlogères et de ces horlogers qui œuvrent sur l’infiniment petit destiné à embellir les poignets féminins, Emile Chouriet se lâche à comparer sa dernière-née qui peut également se porter en pendentif, habitée cette fois par un mouvement Ronda à quartz, à la «poésie d’un pas de danse qui s’inspire du mouvement ondoyant que fait la corolle de tulle portée par la ballerine.» Décidément, Sophie Depery ne se limite pas au langage marketing convenu. Elle y ajoute, un zeste bienvenu de lyrisme…

https://www.emilechouriet.ch