Le mouvement

Le mouvement

MOUVEMENT « DESSUS »

Avant de rependre les éléments en détail, on constate déjà une très bonne finition avec acier poli et vis bleuies. Ensuite ce mouvement est à fusée dont le carré de l’arbre que l’on voit en (1) permet d’armer le ressort logé dans le barillet (2), relativement haut, qui indique que cette construction exige un ressort puissant.
 
Sur l’arbre de fusée, (1) se trouve un dispositif d’arrêtoir (3),dont on voit (vignette en bas à droite), qu’une roue placée sur ce carré engrène avec la denture d’une sorte de barillet (4), portant un index qui pourrait bien être une indication de réserve de marche...
 
Le coq (5), auquel est fixé l’ensemble réglant, ici foliot et spiral (vignette en haut à gauche). Sur l’extrémité de la raquette une plaquette bleuie (6). Au centre, une roue ressemblant à une roue d’échappement à cylindre (7). En (8), se trouve un levier de blocage et (9) une pièce de sécurité pour le levier de blocage. Enfin (10) est une ressort de rappel d’un des poussoirs.
 
Fig. 24 Vue du mouvement monté

MOUVEMENT « DESSOUS »

La cadrature est assez simple, nous y voyons :

1) Pivot portant l’aiguille du petit cadran à gauche en haut
2) Pivot portant l’aiguille du petit cadran à droite
3) Pivot portant la grande aiguille centrale
4) Roue portant l’aiguille des 24 heures (80 dents)
5) 2 roues relais (40 dents chacune)
6) Pignon sur l’arbre de fusée entraînant le rouage vers la roue des 24 heures (10 ailes)

Fig. 25: Cadrature

ROUAGE SUR PLATINE INFERIEURE

1) Emplacement du barillet
1a) Barillet
1b) Pont barillet
1c) Rochet d’armage
2) Fusée et chaîne
3) 1re roue portant l’aiguille des 60 minutes (cadran du haut à gauche)
4) 2e roue (intermédiaire)
5) Pivotement de la 3e roue portant l’aiguille des 60 secondes
5a) Roue portant l’aiguille des 60 secondes
6) Pivotement de la 4e roue intermédiaire
6a) Roue intermédiaire
7) Pivotement de la roue d’échappement portant l’aiguille centrale
7a) Roue d’échappement vue de dessous

Fig. 26a: Platine supérieure orientée comme la platine de base
 
Fig. 26: Une partie du rouage

TAILLAGES ET RAPPORTS D'ENGRENAGES

On constate ainsi que, compte tenu de la révolution de la roue des 24 heures, porteuse de l’aiguille cadran du bas (Fig. 27) et vu ensuite tous les rapports qui sont, soit de 8 soit de 7,5, que la 1re roue fait un tour à l’heure et peut ainsi porter l’aiguille indiquant 60 minutes (en haut à gauche Fig. 27). Tout comme la 3e roue qui conséquemment fait un tour en 60 secondes, peut porter l’aiguille des secondes (en haut à droite Fig. 27).

Ainsi la roue d’échappement qui, nous le savons se trouve au centre du mouvement, fait un tour à la seconde, et porte donc la grande aiguille pointant vers le cercle chemin de fer extérieur de 60 divisions de 6 en 6. Il s’agit donc de l’affichage du soixantième de seconde, nommée tierce, terme disparu avec la décimalisation puisque la division de la seconde est devenue, le dixième et le centième.

Comme nous le savons aussi, cette roue d’échappement compte 30 dents et, eu égard au type d’échappement dont je reparlerai, chacune des dents fournit 2 alternances, soit pour chaque tour 60 alternances.

La fréquence horaire est donc bien de : 216000 A/h (3600 x 60) soit 108000 oscillations.

La période est de 0,01/3 de seconde (3600 : 108000), ce qui, pour un appareil mécanique, et pour l’époque, est évidemment exceptionnel.

Fig. 27: Détails d'affichage
 

Taillages et rapports d’engrenages