Concours d’Elégance Suisse
Le monde automobile

Concours d’élégance suisse : le plan « B »

Pour sa troisième édition, Breitling était partenaire du Concours d’élégance Suisse au château de Coppet. Un franc succès pour cette manifestation soutenue par Watchonista et qui ne cesse de monter en gamme. L’événement a trouvé toute sa place dans le calendrier des grands concours, entre la Villa d’Este et Pebble Beach.

Par Frédéric Brun
Rédacteur en Chef Montres Magazine

En perdant ses ailes, Breitling a retrouvé ses roues. La présence de l’horloger pour la troisième édition du Concours d’élégance suisse en est un signe supplémentaire. Une évidente volonté de rééquilibrage. A l’occasion du renouveau de la marque, reprise en main il y a moins d’un an par de nouveaux propriétaires et investisseurs, le logo a même été modifié, pour se concentrer sur le « B » historique, dépourvu d’ancre ou d’aîles. Les commandes ont été confiées à Georges Kern. Il ne s’agit plus seulement du « manche à balais » mais bien aussi du volant pour piloter cette nouvelle trajectoire. Si Breitling gardera bien sûr ses attaches avec le monde de l’aviation, et ses liens avec l’univers nautique, l’accent était mis cette saison sur l’exploration du patrimoine de la marque dans le domaine automobile.
 

Simon Kidston avec sa Lambo UFO

La connexion Breitling aux voitures

Un peu tenu dans l’ombre ces dernières années, cette affinité élective entre les sports mécaniques et l’horloger dont l’une des spécialités est le chronographe n’est vraiment pas nouvelle. Chronométreur officiel de nombreuses courses ou événements sportifs dans les années 50, Breitling peut aussi s’enorgueillir d’avoir vu ses montres aux poignets des plus illustres pilotes de course, comme le champion de Formule 1 Jim Clark, par exemple, à une époque où ils n’étaient pas liés avec les marques par contrats ou publicité.
 


Nul besoin d’être grand devin pour parier sur la montée de la cote pour les désirables chronographes de la fin des années 50 et des années 60, dans les gammes Chronomat ou Chrono-Matic. Il en existe de nombreuses versions, mais toujours dans des productions assez limitées, ce qui les rend d’autant plus désirables. Peu de maisons peuvent se prévaloir d’un tel ancrage historique dans le milieu, d’autant que des maisons comme Gallet ou Enicar ont disparues.
 

Breitling au Concours d’Elégance Suisse

Pour l’occasion, le célèbre collectionneur autrichien Fred Mandelbaum a présenté une impressionnante sélection de pièces anciennes, dont certaines ne peuvent qu’inspirer les collections à venir, avec une évidente touche vintage et « racing ».
 

Vintage Breitling @Watchfred

Breitling reste bien sur le devant de la scène et à même tenu à remettre à l’honneur son lien particulier avec Bentley à l’occasion de ce beau week-end de printemps dédié à l’automobile sur les bords du Lac Léman. Ainsi, profitant du « Tour d’élégance », un rallye très exclusif pour les propriétaires des voitures engagées dans le Concours, Breitling a invité quelques prestigieux invités à prendre place à bord de Bentley anciennes. Puis, tandis que les concurrents rejoignaient le Château de Coppet, après le déjeuner, pour aligner leurs autos sur les pelouses de l’ancienne résidence de Madame de Staël, l’écurie Bentley-Breitling filait dare-dare pour une visite privée des installations de l’horloger.
 

Frédéric Brun et Alexander Friedman

Une judicieuse occasion de (re)présenter la nouvelle collection Navitimer 8, premier fer de lance de la reconquête pour Georges Kern. Car, pour se distinguer, il faut désormais savoir jouer avec habileté entre modernité et nostalgie. Il en est de même pour les manifestations automobiles.
 

Le Concours d’Elégance Suisse 2018

Bien sûr, les concours d’élégance automobile se sont démultipliés ces cinq dernières années, remettant à l’honneur et au goût du jour ce genre de manifestations très en vue des années 30 aux 30 Glorieuses. De l’Angleterre au Luxembourg en passant par Chantilly certaines années, les sites les plus prestigieux veulent désormais leur concours


Ce qui fait le sel de la manifestation suisse, c’est son état d’esprit. Un mariage d’exigence et d’avant-garde. D’un côté, il y a la rigueur des normes de jugement internationales pour la qualification des voitures. Des règles strictes, supervisées par un organisme international reconnu, l’ICJAG, permettant aux juges de contrôler les véhicules selon des critères précis et du coup particulièrement objectifs. Parfaitement expérimenté, Adolfo Orsi, président du jury, y veille scrupuleusement. Au risque de créer quelques frustrations pour le grand public, comme lorsque la Ferrari 250 GT berlinetta de 1962 repartait bredouille. Unique, ce « châssis court » très spécial a été dessinée par le tout jeune Giorgietto Giugiaro pour l’usage personnel du designer Nuccio Bertone. Pourtant, quelques petites erreurs de restauration vaudront la couronne à cette reine du Salon de Genève 1962. A l’inverse, sa devancière, la première Jaguar Type E, dévoilée au Salon de Genève 1961, s’est à nouveau illustrée à Coppet. Car, de l’autre côté, comme un pendant aux strictes règles de jugement, il y a la modernité du choix des catégories de voitures en lices.
 


Voilà le plus apporté judicieusement par Mathias Doutreleau, créateur de ce rendez-vous désormais bien établi dans le calendrier international, entre la Villa d’este et Pebble Beach. Peu de concours savent faire la part aussi belle à des autos provoquant l’émotion et le désir de générations plus jeunes, ces « futures classiques », c’est-à-dire des autos rares, fastueuses ou exotiques des années 70 et 80. A Coppet, Lamborgini Countach, Mercedes 450 SEL 6.9l ou limousine Lagonda V8 retrouvent leur heure de gloire. Une approche émotionnelle du sujet qui ne dédaigne pas un certain sentimentalisme, bien légitime, pour les voitures suisses.
 

Mathias Doutreleau, créateur du Concours d’Elégance Suisse
Valentino Balboni, l'ancien pilote d'essai en chef de Lamborghini

Ainsi, pour bien des visiteurs la Monteverdi 375 High Speed ou les Alvis carrossées par Graber avaient une saveur particulière. D’ailleurs, l’élégante signature du carrossier helvète Hermann Graber, installé à Wichtrach, non loin de Berne, était apposée sur la robe de l’Alfa Romeo 6C 2300 BMM de 1939 titrée Best of Show de cette troisième édition particulièrement réussie. Alors, en route pour la prochaine.
 

L’Alfa Romeo 6C 2300 BMM de 1939 titrée Best of Show de cette troisième édition
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